Antonin Crenn

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Je serai tout nu

Presque personne n’a lu Les présents. Quatre personnes, seulement. Le premier, c’est J.-E., parce que tout ce que je fais (et tout ce que je suis) le concerne : on s’aime, on partage tout, c’est comme ça. La deuxième, c’est J., parce que le personnage des Présents a une sorte d’air de famille avec moi-même, et qu’il a des parents qui ressemblent drôlement aux miens et, donc, aux siens : son regard est précieux (indispensable) sur ce texte-là. Le troisième, c’est ce garçon qui comprend mes intentions lorsque j’écris, et qui m’aide mettre de l’ordre dans mes idées, à aller plus loin, à faire mieux avec lui que tout seul – l’éditeur, quoi. Et le quatrième, eh bien, c’est Benjamin ! qui va inventer des images sur mes mots. Pour le redire en bref : il n’y a pas grand monde qui l’a lu, ce manuscrit. C’est une petite chose fragile, qui sort de l’œuf. Et il contient beaucoup de moi, comme tout ce que je fais. Je ne sais pas faire les choses avec détachement, je fonce toujours tête baissée. Alors, mardi soir, en lisant des extraits de ce travail, je serai tout nu.

Ça m’intimide un peu, mais ça m’excite aussi. J’aime bien ça, être tout nu. J’ai l’impression d’être comme ça tout le temps, en fait : incapable de dissimuler au monde les choses qui comptent pour moi – et ce qui compte, ce sont les sentiments, les émotions et les idées : ce que j’ai de plus intime. Des choses que tout le monde voit, donc, pour peu qu’on cherche à le voir. Ma coquille est transparente, on en perçoit distinctement l’intérieur qui bat, qui palpite. C’est comme ça que je me représente mon corps, en pensée. Autant dire que, comparée à cette exhibition permanente, l’idée de me retrouver nu sur scène mardi prochain, ça ne me paraît pas exceptionnel.

On a parlé de ça, hier, lors de cette après-midi avec des profs, à la salle des fêtes de Luçon. C’était une formation où l’on causait de « comment inviter un auteur dans sa classe ». Je rapportais certaines de mes expériences. Je disais que j’étais capable, au pire, de débarquer dans une classe qui n’avait pas été préparée, afin de répondre aux questions stéréotypées des élèves et de faire le job. Mais que c’était trop con de travailler ainsi. Que les vraies belles expériences, c’est quand les mômes sont aussi préparés que moi, et qu’on peut vraiment faire connaissance. J’ai parlé de cette fois magique de Thiais, qui avait été particulièrement intense : ils avaient lu Le héros et les autres et en avaient déjà longuement parlé entre eux. Autrement dit, ils connaissaient tout de moi : mes émotions, mes goûts, un certain rapport à l’espace, mon fantasme d’amitié totale et cette fameuse histoire de désir mimétique – tout, quoi. Je suis donc arrivé dans la classe déjà tout nu. Les barrières étaient abolies, on a pu s’épargner les échanges préalables de banalités. On a pu aborder tout de suite les sujets importants dans nos vies : la littérature, l’amour, la mort. C’était fou. Et j’ai compris que pendant cette séance, je n’étais pas le seul à m’exposer de façon si impudique. Les jeunes gens qui osaient dire devant les autres « voilà comment j’ai compris tel passage du livre » (ce qui signifie : « voilà mon interprétation, à l’aune de mes propres représentations et des sentiments que j’ai projetés dans ma lecture »), ces jeunes gens-là ont osé parler d’eux-mêmes, intimement.

Dans une autre classe, un autre établissement. Un garçon qui avait tenu à me dire qu’il avait été touché par mon livre. Et qui, porté par son enthousiasme, avait enregistré un petit reportage pour la radio scolaire, au sujet de mon livre et de ma venue – c’était beau comme tout. Et ce garçon-là, aussitôt après, demandant à son prof de supprimer le reportage déjà publié – ce garçon qui a eu le sentiment de s’être trop exposé en partageant son émotion, et qui n’osait plus l’afficher aussi ouvertement. Ce garçon, alors, qui a éprouve ceci : que la lecture, c’est aussi intime que l’écriture. C’était beau, de faire cette expérience, aussi.

Pourquoi, dans mon amitié avec G., cette impression de se comprendre et de se connaître si bien, dès la première fois que nous nous sommes rencontrés ? Parce qu’il m’avait lu, et que je l’avais lu. On ne s’était certes pas rencontrés, mais on connaissait déjà la part la plus importante de l’autre. Un regard sur les êtres et les choses, des souvenirs, des fantasmes. On était tout nus.

Le pays joyeux des monstres gentils

J’avoue : pour parler des enfants, j’ai tendance à dire quelquefois : « les monstres » ou « les petits monstres ». Ça ne veut pas dire que je ne les aime pas. Le fait qu’ils soient des monstres ne m’empêche pas de les trouver mignons. Car il existe des monstres gentils, le savez-vous ?

Eux, ils le savent : ils me l’ont dit. J’écrivais au tableau des mots que les élèves me lançaient, en réponse à ma question : « C’est quoi, un monstre ? ». Et, après m’avoir dit qu’il était étrange et inquiétant, ils ont ajouté : « mais il n’est pas forcément méchant, il peut être gentil ». Ouf ! Même chose pendant les deux séances, ce matin au collège de l’Anglée et cet après-midi au collège Saint-Paul. Car, oui, il y a deux collèges à Sainte-Hermine : le phénomène est bizarre, mais, en Vendée, il n’est pas rare, et donc pas inquiétant – on ne peut donc pas dire que c’est monstrueux. Le monstrueux est venu progressivement, lorsque les monstres (les enfants) ont commencé d’inventer leur monstre (leur créature de fiction). C’était le thème de l’atelier d’écriture. Chacun a pioché un morceau d’animal, au choix, parmi les pattes, les ailes, les têtes et les tentacules que j’avais apportés (je parle d’images, bien sûr : moi qui suis végétarien, vous pensez que je n’aurais pas porté avec moi des pièces de boucherie). Et ils ont dessiné une chose vivante à partir du fragment de bestiole, en cinq minutes chrono. Pas le temps de fignoler le coloriage, hein : on est là pour écrire, tout de même, ce dessin n’est que le point de départ – et la séance est courte, trop courte. Je profite de ce que le temps nous soit compté pour prendre le temps, tout de même, de perdre encore du temps : juste pour leur expliquer les joies de la création sous contrainte : « On a une heure pour écrire une histoire, magnez-vous ! »

C’est C. qui m’accompagnait dans cette expédition à Sainte-Hermine : au déjeuner, il m’a dit : « Tu te rends compte, la dernière fois que j’ai mangé à la cantine d’un collège, c’est il y a quinze ans, quand j’étais moi-même au collège ». C’est implacable de logique. Moi, bizarrement, je me suis déjà livré à cette expérience plusieurs fois, depuis. C’est bizarre, oui, bizarre. Est-ce monstrueux pour autant ? Je ne sais pas. Cela dépend du menu, sans doute.

J’étais content, dans l’une de ces classes de sixième, de retrouver deux mômes que j’avais connus au printemps dans leur école primaire. Ils m’ont fait ce plaisir – presque ce cadeau – de me reparler de cet atelier, en des mots si précis que j’ai compris qu’ils avaient aimé ce moment et qu’ils en avaient retenu des détails sensibles, des petites choses fragiles qui ressemblent à des étincelles. Alors que, pourtant, dans le déroulé de cet atelier de printemps, je peux maintenant l’avouer : ça n’avait pas été évident. Je veux dire : l’étincelle, elle était bien cachée. Mais ça ne voulait pas dire qu’elle n’existait pas : je le comprends aujourd’hui. Quand bien même elle n’aurait fait que passer fugitivement, « entrant par une oreille et sortant par l’autre », elle a déposé sur son passage, à l’intérieur des têtes de ces petits monstres, une graine. Qui germe tranquillement. Et moi, je fais n’importe quoi avec mes métaphores, ce soir, mais c’est parce que je suis fatigué. J’ai peu dormi, la nuit dernière.

Bon, pour la faire courte : aujourd’hui j’étais à Sainte-Hermine. Les mômes ont écrit des histoires de monstres et ces histoires, à leur insu, vont germer dans leur tête comme des graines, et se transformer en mots. Les mots vont mûrir et, à la fin, ils deviendront un livre (oui, oui). J’ai eu affaire, donc, à une variété de monstres évolutifs : une espèce pas facile à cerner, certes, mais passionnante.

Ils ne savent même pas que ça existe

À la terrasse de ce café rue Dupetit-Thouars, quasi en face de mon école (et ça ne me rajeunit pas), on a parlé de Saint-Denis. Je rencontrais M. et J.-E. : le duo avec qui je vais travailler là-bas. Non. Ça ne va pas. Je ne peux pas écrire « je rencontrais J.-E. », parce qu’on n’y comprendra rien : quand je nomme les gens par leur initiale, par exemple « R. », ça peut vouloir dire aussi bien R., qui a huit ans et qui habite Charenton, que R., qui en a quarante-et-quelques de plus et qui vit en Californie. Et ça n’a pas d’importance, pour vous : R. ou R., c’est kif-kif. Mais « J.-E. », ça ne peut vouloir dire que J.-E., et personne d’autre, parce qu’il n’existe qu’un seul J.-E. sur cette terre et que, depuis le temps que je partage sa vie, ça semblerait absurde de dire, comme je viens de le faire : « je l’ai rencontré hier ». Car le J.-E. d’hier, c’en est un autre. Il va donc falloir que je lui trouve d’autres initiales, si je veux reparler de lui plus tard. Sinon ça ne marchera pas. Il y a quelque chose en moi qui crie au scandale, si un autre que le mien s’appelle J.-E. aussi. Je réglerai cette question une autre fois.

J’ai donc rencontré, hier, les deux personnes avec qui je travaillerai à Saint-Denis, pour un projet avec les mômes d’une classe de sixième du collège Elsa-Triolet. On est sur la même longueur d’onde, on dirait, c’est-à-dire tout excités par ce projet. Moi, mon rôle : les faire écrire. Ils vont inventer une histoire, on va faire un bouquin ensemble, ça se passera à Saint-Denis. Quant à M. et au prof (pardon, mais je n’ai pas encore trouvé comment le nommer : ça viendra, promis), ils leur ont concocté un programme qui donnerait presque envie de retourner au collège (en vrai, non, parce que les années collège, c’est l’enfer). Des visites, des spectacles, une mobilisation de tout le monde à chaque instant : ils ont une chance de ouf, ces mômes. Ils ne le savent pas encore. C’est ça qui est drôle : on a parlé d’eux, hier, alors qu’ils ne nous connaissent pas ; ils n’ont même encore jamais mis les pieds dans ce collège, si ça se trouve. Et ils ne savent même pas que j’existe.

Alors, pour la peine, j’ai choisi ça pour illustrer ce billet. Un bout de ce plan – un de mes plans à moi, qui ne sait même pas qu’ils vont exister un jour, ces mômes, parce qu’il date de 1961. Vous voyez, Paul Éluard était déjà là, mais Elsa Triolet – qui fait le coin de Paul Éluard (plutôt : dont la rue-qui-porte-son-nom fait le coin de la rue-qui-porte-celui-de-Paul-Éluard, vous aviez compris) – n’existait pas. Alors, le collège Elsa-Triolet, encore moins. Mais, sur ce plan, il y a encore le Croult. Oui, le Croult. Maintenant, c’est la rue Maurice-Thorez, et la rivière passe en dessous. Faut connaître, quoi, on ne peut pas le deviner. Savent-ils seulement que ça existe, le Croult, les mômes de Saint-Denis ? Je suis sûr que non. Voilà sur quelles bases on part, alors : je ne les connais pas, ils ne me connaissent pas. Ils connaissent Saint-Denis mieux que moi, à leur manière, évidemment, mais je sais des trucs qu’ils ne savent pas. Ils ont un prof super, mais ça non plus ils ne le savent pas encore. Et on a parlé d’eux, hier. Voilà, c’est tout – et c’est déjà un bon départ.

« Surprenant de maturité pour certains, surprenant d’inventivité pour d’autres »

Les « écrivains en herbe » de l’Île-d’Elle sont dans la Gazette marandaise de juin – et, du même coup, j’y suis moi aussi, qui dépasse derrière eux sur la photo (parce qu’on met toujours les grands derrière, sur les photos de classe). On voit aussi Grégory, l’instituteur, et Élodie et Stéphanie, les profs du collège.

« Vous connaissez Beugné-l’Abbé ? moi oui »

François Bon a reçu le recueil des textes écrits par les jeunes gens de Saint-Michel-en-l’Herm : les élèves de la maison familiale rurale et ceux du collège où il était, lui, en sixième – ce n’était pas exactement le même collège en ce temps-là, mais quand même.

Il y a les souvenirs d’enfance, et les lieux attachés à ces souvenirs. « J’ai écrit sur la porte de la cuisine qui donnait sur le pont élévateur, ça suffit, qu’est-ce que vous allez chercher d’autre ? » Voilà ce qu’il dit, François, dans la vidéo (à la minute 18’17).

Les quatrième de Saint-Michel-en-l’Herm ont choisi d’autres lieux, écrit d’autres histoires. Par exemple, celle qui s’intitule « Titouan », que François a lue. Merci François.

Voilà, c’était beau

Dans le train, de retour pour Paris, je regarde les photos que j’ai prises ce matin à l’école de Rosnay. Les enfants ont exposé et lu leurs textes, c’était une belle fête. Ce qu’on ne voit pas sur les images, ce sont les cookies que l’un d’entre eux a faits exprès pour moi, et que j’ai mangés avant que les invités arrivent, pour ne pas faire de jaloux.

Tout était simple, chaleureux. On était contents d’être ensemble, et on le disait. C’était beau. Même le ciel, finalement, n’était pas si gris qu’on le croyait d’abord : un nuage s’est écarté juste quand les enfants allaient commencer à lire : ça tombait bien. Au même moment, les cloches de l’église ont carillonné : c’était drôle, c’était gai, mais ce n’était pas pratique du tout pour la lecture. On a attendu qu’elles cessent, car elles auraient couvert leurs petites voix.

Ils avaient l’air fiers d’eux, alors je l’étais aussi.

Suspendues à la corde avec les textes, j’ai découvert les photos que Nicolas, l’instituteur, a prises pendant les ateliers d’écriture. Je les partage avec vous complaisamment, pardon, parce que je m’y trouve bien. En les regardant, j’ai l’impression que ma présence dans cette classe est naturelle – quel sentiment étrange, pour moi, qui n’avais jamais fait ça avant ! – et c’est précisément cela que j’ai ressenti, sur le moment même : j’étais le bienvenu, à ma place, accueilli. Exactement comme sur ces images.

De cela aussi, je suis fier – voilà, tant pis, je l’ai dit.

Voilà à quoi je pense, dans le train du retour pour Paris. Et j’ai largement le temps d’y penser, d’ailleurs, car un arbre tombé sur la voie à Sablé-sur-Sarthe nous oblige à un détour par Saint-Pierre-des-Corps (je dis « nous », mais je ne suis pour rien dans la conduite du train, hein). Avec tout ça, J.-E. a poireauté presque une heure à Montparnasse, faisant dix fois le tour du quartier. Il m’a attendu, nous nous sommes manqués. Dans le bus qui nous portait jusque chez nous, je lui ai raconté tout ça, et j’ai ouvert mon sac à dos pour lui montrer les cadeaux que j’ai reçu le matin, à Rosnay – je ne vous dirai pas ce que c’est, à vous (c’est trop perso), mais dans l’un d’eux il y avait ce petit mot :

Voilà, c’était beau.

En pleine fiction

On était dedans jusqu’au cou : toute la journée, on a navigué en pleine fiction.

Je commence par la fin : hier soir, c’était à Saint-Juire que ça se passait : la restitution publique des ateliers d’écriture. J’étais content comme tout de découvrir les textes terminés par les enfants de Saint-Martin-Lars car, pour certains, je n’en connaissais pas la fin (et il y en a des gratinées, je vous le dis). Ils s’étaient entraînés à lire à voix haute (pas évident, devant tout le monde), alors on s’est laissés porter par leur lecture pour découvrir des lieux réels (les lieux qu’ils ont choisis), basculant, d’un coup, dans la fiction totale (on a bien rigolé quand Wonder Woman achète une maison au village, sans savoir qu’elle aura pour voisins ses collègues super-héros). Après eux, les grands (les participants d’un autre atelier, que j’ai animé à Thiré) se sont prêtés au jeu à leur tour (sous le plafond à la française, devant le portrait de Clemenceau), nous prenant par la main à travers champs et à travers les époques.

Je venais de passer l’après-midi à Thiré, à visiter un domaine complètement fou, qui m’avait déjà plongé dans un monde parallèle. Le jardin et les propriétés de la fondation des Arts florissants William Christie, c’est un parc aristocratique créé de toute pièce autour d’un logis de ferme (une très belle bâtisse, certes, mais pas un château) : des maisons de village, des bâtiments agricoles transformés d’un coup de baguette magique en un décor magique et luxuriant, délicat et — on peut le dire — délirant. C’est une expérience fascinante, la déambulation dans cette œuvre d’art vivante, peuplée de libellules et de papillons. Un homme s’est installé là un jour, en disant : ces champs, ces vieux murs, deviendront mon jardin extraordinaire et les décors de ma musique. Et voilà. Juste un exemple : une pauvre grange, démontée et remontée pierre par pierre, dont la charpente toute neuve est couverte de tuiles anciennes, paraît n’avoir pas changé depuis des siècles ; seul un clocheton inutile, rustique et raffiné à la fois, est l’indice que cette grange n’est pas qu’une grange, mais une œuvre d’art, une fiction.

Voilà, j’avais encore ces images-là dans la tête quand j’écoutais les mômes (et les grandes personnes) lire leurs histoires. Et, autre chose que je n’ai pas dite (mais vous l’aviez deviné, puisque je radote) : tout ça se passait dans la petite mairie de ce village, Saint-Juire, décor de cinéma. Et les mots qui ont été le plus souvent prononcés, c’était sûrement « arbre » (trois textes, au moins, faisaient jouer un rôle capital aux arbres), « mairie » (parce qu’on a rendu hommage au lieu qui nous accueillait) et « médiathèque » (parce que c’est elle qui m’emploie, ne l’oublions pas). À force d’appeler ces mots, on prenait le risque de voir débarquer Arielle Dombasle à tout moment — je m’y croyais, je n’en aurais pas été étonné le moins du monde… au point où j’en étais.

Sages comme des images dans le journal

Là, le but du jeu était : « faire semblant d’être des enfants sages pendant que le photographe de Ouest France est dans la classe ». Ils sont très forts en mime, les gosses de Saint-Martin-Lars !

Voilà, grâce au journal, vous connaissez maintenant les bonnes bouilles des élèves dont je parle sur ce blog, ici et . Vous pourrez les rencontrer en vrai, vous aussi, à Saint-Juire, mardi prochain à 18h30.