Antonin Crenn

Tag: Georges Perec

La gare de Lyon : une anthologie

Dans Les boulevards de ceinture, je tombe sur ce passage :

Patrick Modiano, Les boulevards de ceinture

Ceux qui me connaissent savent que j’ai un faible, moi aussi, pour la gare de Lyon. C’est comme ça, je n’y peux rien. J’avais pris en photo cette phrase-ci, dans Mes amis : elle était trop belle pour être vraie :

Emmanuel Bove, Mes amis

Je me demande si tous mes auteurs préférés ont cité la gare de Lyon. Une idée apparaît : une Anthologie de la gare de Lyon. Le projet d’une vie (mais pas de la mienne).

Tout de même, quelques pièces de cette anthologie, piochées ici et là :

Georges Perec, W ou le souvenir d’enfance
René Crevel, Mon corps et moi
Raymond Queneau, Le dimanche de la vie
Boris Vian, « Les filles d’avril », dans Le ratichon baigneur
Henri Calet, Le bouquet

Les yeux d’Ulisse / la mort d’Ulisse


Je suis ému d’écouter Brigitte Celerier lire cet extrait de L’épaisseur du trait. C’est un passage important pour moi, qui m’a pas mal bousculé avant de trouver sa place.

Parce que le ton n’est pas le même qu’ailleurs dans le livre, et parce que j’y ai inséré des bouts de phrases qui ne sont pas forcément de moi.

Cette tirade d’Ulisse est introduite, dans le livre, par cette citation-là (l’exergue de La vie mode d’emploi), parce qu’il est question souvent des yeux d’Ulisse et de son regard sur le monde.