Jeudi 27 octobre 2005

Je me lève tôt, car je veux aller au Louvre ce matin. Mais, avant de partir, à 8h30, je préfère savoir d’abord si B* m’a écrit un mail… Eh bien, oui. Je ne sais pas quoi en penser. Je trouve que son ton est un peu sec, mais il est vrai que je ne connais pas le style d’écriture de B*, et je ne sais donc pas si c’est voulu. Ces mots (« contrairement à d’autres ») ne me plaisent pas du tout.

J’ai peur. J’ai peur de ce qu’il va me dire. Je ne sais pas quelle expression je devrai afficher samedi, lorsque nous nous verrons. Ce serait trop bête : lui qui gardait plutôt une bonne image de moi, que doit-il penser de moi, désormais ? J’ai peur d’avoir gâché quelque chose. Mais, y avait-il encore quelque chose à gâcher ?

Je n’aurais pas dû. Mais ce serait hypocrite de dire que je regrette. Certes, je sais que je n’aurais pas dû, mais si c’était à refaire je le referais.

Mais il a raison : j’aurais dû lui donner « face à face », comme il dit. Quand je lui ai proposé qu’on se voit et qu’il m’a répondu que ce serait difficilement possible, je n’ai pas insisté : au fond, peut-être que ça m’arrangeait bien. Le courrier, c’est plus lâche et plus facile.

Qu’avais-je donc besoin de me créer ces angoisses ? C’est fou, ça : je vais bien en ce moment et, allez savoir pourquoi, j’ai eu besoin de me bousculer…

Espérons que, après ça, cette affaire sera réglée.

Au Louvre : sculpture grecque ; Michel Ange ; peinture française et italienne (rapidement). Casse-croûte aux Tuileries. Il fait beau. Je dessine un peu. Expo Cassandre à la BNF : ça me plaît beaucoup.


Cette rubrique « Carnets » reprend le journal que j’ai commencé à tenir en 2003. Dans ce carnet no6 (intitulé Mieux dans mes baskets, mieux dans ma vie, 3 août – 25 novembre 2005), j’ai dix-sept ans.

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