Antonin Crenn

Tag: Pierre Herbart

Liste : lectures d’avril

Louis Aragon. Les voyageurs de l’impériale.
Jean-Paul Engélibert. La lumière de Tchernobyl.
Raymond Penblanc. Les trois jours du chat.
Sandra Bechtel. J’ai du mal.
Pierre Herbart. Contre-ordre.
Didier Daeninckx. Meurtres pour mémoire.
André Dhôtel. David.

Il possédait quelque chose en commun avec un être

Chaque phrase de ce livre, je voudrais la reprendre à mon compte. Je voudrais l’avoir écrite. Contre-ordre : c’est exactement le livre que j’écrirais, si j’en étais capable. Que c’est beau ! Et quand j’aurai lu tous les livres de Pierre Herbart, je les relirai.

Habiter / résider

« J’habite à Luçon » : est-ce une expression synonyme de « je suis en résidence à Luçon » ? Disons que oui. Habiter / résider. Habiter dans cette maison à Luçon, y être chez moi, cela commence-t-il lorsque j’y ai lavé mes chaussettes (et d’autres choses) pour la première fois ? Je l’ai fait, ça y est. Quand j’ai fait cuire des spaghetti (en l’espèce, c’étaient des penne rigate) sur la plaque électrique ? Je l’ai fait aussi, plusieurs fois. Les cintres, dans l’armoire de la chambre, sont dépareillés : je le confirme, et je les ai presque tous utilisés. Je ne me suis pas permis de punaiser quoi que ce soit au mur, mais j’ai placé à la verticale, appuyé sur l’écran de la télé, le livre de Pierre Herbart que je n’ai pas encore lu : la couverture dessinée par Pierre Le-Tan fait office d’image décorative, qui meuble l’espace pour le faire devenir mien.

Je relis Espèces d’espaces pour me rassurer, en pensant à mes ateliers d’écriture qui débutent demain. Je fais un tour en ville. Habiter Luçon, y être chez soi, quand cela commence-t-il ? Lorsque je sais, en passant dans telle rue, que j’ai envie de tourner dans cette direction-ci aujourd’hui, alors que j’avais plutôt envie d’aller dans cette direction-là hier ? Lorsque je sais que, plutôt que de me perdre chez Hyper U (au secours), j’aime mieux faire mes courses à l’Intermarché, car c’est une occasion de passer devant cet abandonné sublime qu’est l’ancien séminaire, habité par des corneilles, dont la charpente mise à nu me fait penser à un squelette de baleine comme on les expose au muséum.

Liste : lectures de février

François Bon. Dans la ville invisible.
Laurent Herrou. Je suis un écrivain.
Jean Forton. Les sables mouvants.
Louis-René des Forêts. Le jeune homme qu’on surnommait Bengali.
Mathieu Riboulet. Quelqu’un s’approche.
Matthieu Hervé. Monkey’s Requiem.
Henri Calet. Le bouquet.
Elena Ferrante. L’amie prodigieuse.
Édouard Louis. Qui a tué mon père.
Pierre Herbart. La licorne.