Livre d’or

Je dépose ici, au fur et à mesure, en en oubliant peut-être, les petits mots reçus ou trouvés… au sujet de : L’épaisseur du trait, Le héros et les autres, Les bandits, Passerage des décombres, Les étés.

À propos de L’épaisseur du trait

« Le texte d’Antonin Crenn pratique une poésie minutieuse et affectueuse des choses, de la géographie et de l’architecture de ce quartier près de Nation. Et revisite le thème du passage à l’âge adulte, par la quête d’Alexandre, observateur puis acteur habitant de son trait. »
Frédérique Roussel, dans Libération (12 et 13 janvier 2019)

« Un des charmes tenaces de ce bref roman est sa feinte et gracieuse naïveté. J’allais dire que l’auteur nous plonge dans la peau de cet Alexandre, lycéen de 19 ans, en rupture et enfermé dans son irréalité. Mais, et c’est-là sans doute que L’épaisseur du trait se révèle profondément contemporain, il faudrait mieux parler de l’étonnante aisance de Crenn à nous en faire miroiter les images constitutives. En premier lieu, le décor. Un quartier réellement habité. À l’arpenter, sur plan, avec l’auteur, il nous semble soudain intimement le connaître, en voir surtout chacun des reflets et autres transparences vitrées comme si en tout instant elles renvoyaient « une réflexion un peu voilée, assombrie, maladroitement altérée par le double vitrage qui mélangeait deux images identiques, légèrement décalées. » Une question de lumière, celle du mois d’avril urbain, celle d’un éblouissement léger, passager, derrière une vitre quand on ose, et pour cause, pas sortir. […] Fuite impromptue aux allures de basculement, L’épaisseur du trait sait nous surprendre, se dépayser pour trouver sens et hauteur de cette appréhension spatiale. Au risque de paraître un peu idiot, il m’a fallut taper cette phrase pour comprendre le vrai vide exhibé par ce roman : le temps, humaine panique, s’en absente radicalement. »
Sur le blog de La Viduité

« C’est un texte qui, comment dire, respire. Les dimensions du monde par des perceptions parfois mentales, parfois physiques, souvent les deux, ont le rythme du battement de cœur. Les perspectives changent sans cesse. Le personnage est tantôt lilliputien, tantôt géant, tantôt à sa taille normale. Il y a chez lui acceptation de l’inattendu, de l’invraisemblable, c’est en cela qu’il est encore enfant, mais aussi il est tous les âges. »
Daniel A.

À propos du Héros et les autres

« Loin de tout c’est l’enfance, en plein dans le bain du monde. Et ce monde c’est avant tout une nature qui paraît installée depuis toujours et pour toujours, le contraire du bruit insatiable que s’évertuent à créer les grandes personnes qui régissent les affaires, faux héros mais vrais guignols de notre temps. De ce monde apparemment immuable surgissent des cadeaux pour le regard, des apparitions. Ou des souffles. Le personnage, Martin, qui baigne ou est baigné, il est évidemment seul comme vous et moi, comme nous l’étions à un certain âge où rien ne se dit mais s’imprime en soi. Il sent son environnement comme le sent un grand solitaire ou un enfant, avec une sorte de perception qui rend équivalentes toutes les valeurs du paysage. Pas de lointain, pas de proche, c’est un milieu ambiant où la conscience d’être, qui n’est ni heureuse ni malheureuse, évolue et remarque, et écrit. S’écrit. »
Jean-Claude Leroy, sur son blog Outre l’écran (Mediapart)

« Un village du Lot, un intense émoi adolescent, la création d’un monde intérieur vivace et résolu. […] Antonin Crenn avait su déjà nous surprendre en 2017 avec sa Passerage des décombres, qui transformait un minuscule bout de chemin de fer désaffecté en un surpuissant levier à imaginaire. À nouveau chez Lunatique, il nous offre en ce mois d’octobre 2018, avec ce Le Héros et les autres, une singulière échappée au beau milieu des tempêtes et des désirs sous un crâne adolescent d’apparence ô combien impassible, organisant à merveille un formidable décalage entre le rêve intérieur, l’aspiration forcenée et le quotidien banal qui leur sert de cadre apparent, là, où, foin des bocks et de la limonade, et foin de l’Espagne, ce sont des châteaux en Quercy qui tiennent lieu de catalyseurs des espoirs à se conquérir pour soi-même – et pour les autres, choisis. »
Hugues Robert, librairie Charybde (Paris), sur son blog

« Le héros et les autres, c’est l’histoire de Martin, qui ne sait pas comment faire avec les autres, dans toute leur quotidienne opacité, toute leur virilité ordinaire, et qui ne sait pas qui est le héros de sa propre histoire. Le héros prend la forme d’un jeune homme anonyme au cri muet, sur le point de mourir depuis un siècle, sans avoir rien demandé à personne, mais proclamé héros au milieu du square urbain d’une ville qui n’en est pas une, un peu absurde lui aussi ce square urbain à la campagne ; c’est peut-être pour ça que Martin aime ce lieu. Car Martin aime les lieux. Sa principale activité est de les parcourir, de les découvrir, de les faire découvrir. Depuis Passerage des décombres, du même Antonin Crenn, on avait compris que les lieux sont les lieux de la découverte de soi, ou quelque chose comme ça. Le héros et les autres est un bref et beau roman qui poursuit ce chemin. Il vient tout juste de paraître aux éditions Lunatique. »
Philippe Annocque, sur son blog Hublots

« Un climat doucement oppressant. […] La peinture de l’enfermement en soi, sans que ça parle jamais d’autre chose que du monde extérieur. »
Jérémie L.

« Et sur ces quelques pages ramassées, Antonin Crenn arrive véritablement à nous faire pénétrer dans cette adolescence toute particulière, très tourmentée, tourmentée parfois vainement (et Martin en a conscience) mais tourmentée malgré tout, avec cette incapacité à dire les choses, à savoir de quoi parler, et avec ce sentiment d’être comme derrière une vitre, une vitre qui sépare le personnage principal, ce fameux héros, des autres. […] Il y a chez René Crevel cette sensation, ce sentiment d’être séparé par ce qu’il appelle d’« obscènes membranes ». On retrouve ici, distribué différemment bien évidemment, avec l’écriture d’Antonin Crenn, cette même interrogation sur ce qu’il serait possible de faire disparaître entre nous pour permettre à nouveau cette rencontre impossible. Rencontre impossible qui est au cœur même du Héros et les autres. »
Nikola Delescluse dans Paludes du 23 novembre 2018, sur Radio Campus Lille

« C’est très étrange cette ambiance, ce rendu de la ville, très onirique (lunatique…!). C’est Saint-Céré et ça ne l’est pas, comme un lieu distendu… »
Cécile F., libraire à Saint-Céré (Lot)

« Dans la solitude de la petite ville nocturne ou dans la nature, Martin erre à la recherche de lui-même. Seul il se sent bien, mais la norme à son âge, c’est la communauté. L’adolescence et ses codes sont rigides, le ridicule et l’ostracisme ne sont jamais loin et dès lors, comment s’en sortir ? C’est peut-être par l’attention qu’il porte à la nature que Martin cultive sa différence. Grâce à cet univers toujours vivant, toujours changeant, il échappe aux exigences d’un monde étroit qui enferme et se fige. […] »
Sandrine, dans le webzine Tête de lecture

« Ces paysages, le château, le square et sa statue, la rivière semblent être des personnages à part entière. Et c’est très agréable de se laisser porter dans cet environnement, qui semble perdu au milieu de nulle part (on ne sait même pas où est la gare la plus proche). J’ai aimé être totalement centré sur Martin, que sa famille ne semble pas exister, et voir un personnage apparaître et disparaître, tel un fantôme. Le Héros et les autres a beau être réaliste, on est jamais très loin d’un certain onirisme, ou même d’un certain mysticisme. »
Coline, sur son blog Biblioqueer

« C’est merveilleux. Tu as une voix unique, une voix insistante qui séduit et bouleverse en même temps. »
John R. B.

« Tu places d’emblée ton lecteur au cœur d’une déambulation rêveuse, on sillonne des rues, des places, des prés, les bords de l’eau, et l’eau elle-même dans les ondulations d’une longue phrase. Tu t’attardes sur quelques reflets, sur des silhouettes qui passent, qui courent, qui plongent. Des éclats de lumière, des irisations pétillent ici et là. Une statue de bronze installe sa présence violente et douce parce qu’elle est à la fois humaine et froide. D’ailleurs, parfois on a froid, mais parfois aussi c’est la chaleur qui fait chavirer, qui accélère le rythme du cœur. Un corps tombe à l’eau, un autre traverse la ville comme un éclair, on parle d’une gare, d’un château, de tours écroulées, on continue de se laisser porter sans savoir où on va, mais on s’en fout, peut-être qu’on coule, qu’on a coulé, qu’on n’est plus là. Peut-être qu’on est mort, ou qu’on rêve. Oui, c’est sûrement cela, on est dans un rêve, le rêve d’un rêve, ou dans le souvenir. Nerval. Verlaine, impossible de ne pas y songer. La petite musique intérieure, insidieuse, enveloppante. Et pour cela aussi, pour ces petites notes auxquelles il faut prêter l’oreille, qui peuvent se réduire aux craquements des feuilles sous les pas, ou à des coups de bec contre la vitre — merci. »
Raymond Penblanc

À propos de Passerage des décombres

« Une plante au goût d’enfance, un chien qu’on empoisonne, une mort qui tient de l’escamotage. Étrange, proche du rêve, l’art tout en finesse d’Antonin Crenn. »
Raymond Penblanc

« Cette nouvelle nous a beaucoup touchés en ce qu’elle est l’histoire d’un amour secret entre deux garçons de notre âge. »
Les élèves de seconde du lycée Cordouan, Royan (Charente-Maritime)

« C’est une nouvelle forte. On traite peu l’amitié, et même l’amitié amoureuse, ce sentiment qui est fait d’amour et d’amitié (ce qui n’est pas toujours le cas, me semble-t-il ). La description de cet Eden qui se fera tragique, mais d’un tragique que vous clôturez sur une sorte de sérénité, est dense. »
Daniel A., écrivain

« Terrains de mémoire et de drame, de joie et d’innocence. […] Antonin Crenn nous y charme, nous y désarçonne et nous y ravit finalement. »
Hugues Robert, librairie Charybde, sur son blog

« Une nouvelle étonnante, poétique et un brin cruelle à la fois, petit ovni de littérature qui titillera les lecteurs curieux. »
Sur le site d’Exploratology

« C’est tout court. Trop ! Parfois la lecture fait vibrer. Parfois la lecture pense… ou panse. Parfois la lecture émeut. Que ces mots sont beaux ! Voilà. Libres et beaux. »
Vincent V. A., sur Instagram

« Une nouvelle d’Antonin Crenn qui m’a intriguée par son titre. Accordez-moi du lexique et de la botanique, et regardez-moi sourire extatiquement. Et puis parlez-moi de talus et je revois Marcel et Lili des Bellons, les gamins de Stand By Me et mes propres balades enfantines dans les ornières. Ici, il est question d’un chien, de Titus et de ces choses qui nous font grandir vite et accélèrent la sédimentation des souvenirs. »
Anne-Lise Remacle, sur Instagram

« Vous avez très bien réussi la transmutation du langage oral (de l’univers enfantin) en langage littéraire en prenant appui sur un paysage d’herbes folles. Vous avez réussi à rendre cela vivant et fort. »
Brigitte S., écrivaine

« Une belle histoire sur les souvenirs d’enfance écrite avec simplicité, douceur et sincérité. En bref, une nouvelle pleine de tendresse, de sincérité, un peu mélancolique et surtout très touchante. »
Nadège, sur son blog Ma little clémentine

« Une nouvelle surprenante qui nous plonge avec justesse, en quelques pages, dans les souvenirs d’enfance, les jeux et leurs douceurs parfois piquantes, jusqu’au moment où il faut grandir. »
Ricky Bouquine, sur Instagram

« Ça se lit en dix minutes et pourtant cela marque le lecteur pendant longtemps. »
Un lecteur ou une lectrice inconnus sur Booknode

« Cette nouvelle est un petit bijou de sincérité. le narrateur s’exprime dans une langue à la fois très simple, très orale et très précise. Rien n’est laissé au hasard, même s’il se plaît à se promener dans une ruine, une friche, un endroit où la nature reprend ses droits. Cette histoire est un duo avec son ami, son meilleur. On suit leurs parcours d’enfants et d’adolescents. Ils se cherchent, se trouvent, se rencontrent, s’aiment à leur manière. La friche est toujours là, témoin de l’indicible. C’est pour cela qu’on y retourne. Un lieu où la mémoire poursuit sa route. »
Thierry Moral, sur Babelio

« Le texte est très beau, un peu mélancolique, des souvenirs d’enfance, comme des périodes heureuses qu’on ne revivra pas, mais il est aussi positif puisque d’autres beaux moments existeront. C’est une nouvelle touchante, tendre, pleine de douceur. »
Yves Mabon, sur son blog

À propos des Bandits

« Il y a ce passage charnière où toujours à touche discrète, avec élégance, juste un effleurement tout nous susurres la suite à venir, et ce passage qui est un point de bascule situé aux deux tiers est vraiment très beau, émouvant. […] Rien ne doit être aussi difficile que ce que tu fais, te tenir à la lisière du vide et quand même tenir ton récit par le style, ce que tu exprimes du plus profond de ton cœur mais sans être dans la démonstration, sans nous peser, toujours à distance respectueuse du lecteur. Cette nouvelle est d’une infinie douceur tout en évoquant un drame, mais drame n’est même pas le mot qui nous vient à l’esprit en te lisant, paradoxalement c’est encore trop fort – et c’est là la prouesse de ta nouvelle. Tu injectes de la légèreté das le drame, parce que la vie continue, qu’elle a malgré tout continué et que les êtres manquant existent et existeront toujours grâce à la littérature.
[…] Les Bandits est anti-spectaculaire, c’est ça que je me dit. Elle ne tape pas du poing, n’a pas recours à des effets de manches. Pourtant elle porte en elle quelque chose de grave, comme souvent tes nouvelles. Et ce grave tu l’abordes toujours en faisant un pas de côté, un pas silencieux. C’est ce qui touche tant dans ton écriture, cette façon que tu as de caresser les choses plus que de t’en saisir à pleines mains. Et pourtant, l’air de rien, tu touches au cœur de ton propos, de ton sujet, et nous y transporte presque par magie Les Bandits oscille entre légèreté et gravité sans que le frontière soit pour autant nette, tranchée et c’est pour cela aussi que ta nouvelle tient d’un bout à l’autre, à chaque ligne portée par un vent léger, presque imperceptible. Et c’est précisément comme cela que m’apparaît ton écriture qui ne s’annonce pas, qui ne claironne pas, comme j’imagine doit être l’amour. »
Laurent P., écrivain

« Cette très belle histoire racontée par Antonin Crenn est d’une tendresse et d’une sensibilité infinies. Un album des petites choses du quotidien qui deviendront nos souvenirs les plus prégnants. Beaucoup de pudeur, d’émotions et une manière de raconter toute en finesse et en délicatesse. »
Yves Mabon, sur son blog

« Nous venons de lire à 4 yeux ton si beau livre. Nos 4 yeux ont été embués. Nos 2 cœurs ont été remplis de si jolies émotions. Et ma petite tête de papa s’est souvenue que la seule chose importante avec les enfants, c’est le temps passé avec eux. »
Vincent V. A., sur Instagram

« Le livre est très beau. Ces galets sont des pépites, et les « illustrations » se lisent comme autant de signes (de piste ?) à travers une superbe archéologie de l’enfance. »
Raymond P., écrivain

« Tellement sensible et émouvante, cette histoire de famille. J’adore ce papa aimant et ces enfants adorables. Tout cela est tendre et tellement bien dit. »
Simone A., artiste

« À la fois aérien et plein de douceur. »
Lætitia B.-D.

« Le texte est très beau, […] j’étais un peu désarçonnée au début et finalement j’ai versé ma petite larme sur la fin. »
Anne M., illustratrice

À propos de Les étés

« Une cabane de plage comme destination de vacances familiale. Chaque année, un jeune garçon part avec ses parents et son frère en bord de mer. Mais des aléas de la vie déguisés sous la plume imaginaire et poétique d’Antonin Crenn viennent bousculer l’équilibre. C’est l’une des nouvelles qui m’a le plus émue par sa thématique et son traitement. »
L’ivresse littéraire, sur le recueil Petit ailleurs et ma nouvelle « Les étés »

À propos de La boîte en bois et la boîte en carton

« Un recueil de dix nouvelles d’autant d’auteurs, toutes tournant autour du thème de cet oncle dont le lecteur doit se demander qui il est. […] Deux qui sortent du lot et méritent très certainement le détour : « Oncle Bob » de Fabrice Décamps pour son côté équivoque et « La boîte en bois et la boîte en carton » d’Antonin Crenn, un petit bijou de fantastique du quotidien. »
Bernard Viallet, sur Babelio

À propos de L’Altitude

« Je devrais dormir maintenant, mais alors que j’étais sur le point de fermer les yeux, la nouvelle L’Altitude d’Antonin Crenn m’est venue à l’esprit et je voulais en parler un peu car elle m’a profondément émue. […] C’est une œuvre à la fois pure et innocente, mais aussi d’une grande complexité et d’une énigmaticité qui m’a laissée perplexe pendant plusieurs jours. »
Rie sur Twitter